Balade au champ du ciel

 

Il n’est pas au monde plus merveilleux voyage

Que contempler le ciel par une belle nuit d’été

Spectacle fabuleux, modeste paysage,

Mystique et large toile au regard familier.

 

Allongé sur le sable, au milieu de nulle part

Sur une vaste plage à l’horizon dégagé

Je me laisse bercé par le dôme étoilé,

Qui anime mon âme pour le grand départ.

 

Et le noir océan inonde mes prunelles

Charriant des étoiles qui brillent de milles feux.

A des années lumières, mes vieilles étincelles

Approchez-vous de moi, un peu plus prés des yeux.

 

Je veux de mes doigts frêles caresser les Pléïades,

Perles d’Azur posées dans un écrin d’argent.

Et les étoiles filantes toujours en escapade

Qui virent et s’enflamment plus vite qu’un instant.

 

Et les constellations dansent la grande valse

Des sentinelles de la nuit, nobles et éphémères,

Fantasques animaux au pied du grand Atlas

Drapés par nos ancêtres d’antiques mystères.

 

Les ailes déployées, Le Cygne enchante le ciel

En mesure et suivant le rythme de la Lyre,

Dont l’anneau esquisse les notes éternelles

Tel un beau sourire à Deneb et Altaïr.

 

Montre toi Andromède ! Ô reine des Galaxies.

Sors des froides ténèbres tes mondes lointains,

Éclaire ma lanterne et mon corps engourdi

Et réponds moi cousine ; réponds à l’être humain :

 

Quel Est-ce blanc sillage qui déchire l’arc céleste

D’un essaim de poussières et de parcelles d’argent ?

C’est la Voie Lactée qui sème d’Ouest en Est

Des lambeaux de velours doux comme des rêves d’enfants.

 

Avant que tout ne s’achève, je veux dans ma rétine

Entrevoir les secrets de l’Espace et du Temps.

Et comme Einstein épouser la courbe divine :

La vérité teintée de bleu et de néant.

 

Mon dieu tout va trop vite, il faut que je me presse !

Car déjà l’aube, perfide, embrasse mes paupières.

Sans l’ombre d’un remord l’astre du jour se dresse,

Et arrache à mes rêves des larmes de lumière…

 

 

Mohamed Laaïfat